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Casser le cercle vicieux de l'angoisse

21/11/2019

Casser le cercle vicieux de l'angoisse

 

Vous avez observé l’anxiété ou l’angoisse d’un peu plus près ? 

 

Souvent, on est beaucoup plus occupé à faire toute ce qu’on peut pour la faire partir, tant elle est désagréable. Et du coup, on n’a pas vraiment le temps ni le courage de l’observer. 

 

Observons donc un instant. 

 

Vous avez observé qu’elle commence souvent avec une pensée ? “Je ne vais pas y arriver”, “et si il arrivait ça ?”, “je vais angoisser devant tout le monde et ça va se voir”, ou tout autre projection (négative, évidemment) dans le futur.

Vous avez observé la suite ? Le corps réagit. L’estomac se noue, on se tend, on crispe la mâchoire, le souffle devient plus court, ou tout en même temps pour les plus chanceux d’entre nous.

Et la troisième étape ? La tête réagit à la réaction du corps. La tête se dit : si le corps a des symptômes de peur, il y a sûrement un danger. Et les pensées qui font peur / projections négatives redoublent. 

 

Résumé : la tête déclenche le corps, qui alimente la tête, qui encourage le corps, qui qui qui. Et on dit bonjour à notre ami le cercle vicieux. 

 

Le mode de fonctionnement de l’angoisse, c’est le cercle vicieux

Le cercle vicieux entre les pensées anxieuses et les réactions corporelles est une composante essentielle de l’anxiété et de l’angoisse, et c’est encore plus vrai pour les crises d’angoisses, parce que dans ce cas, on craint la réaction d’angoisse elle-même. D’ailleurs, plus l’angoisse est puissante, plus ce cercle vicieux joue fort. 

 

Je ne vous demande pas de me croire, je vous demande d’observer ça la prochaine fois que votre amie l’anxiété montera en vous. Juste, observez. 

 

Si vous observez ce fonctionnement en vous-mêmes, vous avez une arme très puissante contre l’angoisse, ou plutôt, vous avez une outil très puissant pour l’apprivoiser. 

 

Que faire pour casser le cercle vicieux de l’angoisse ?  

On va donc essayer de casser ce cercle vicieux. 

 

Première étape : compartimenter notre expérience d’angoisse en petits morceaux. 

En fait, on passe notre vie à interpréter nos expérience et à en faire des paquets uniformes plutôt qu’à les observer objectivement. On ne dit pas “des gouttes tombent du ciel + le sol est mouillé”, on dit “il fait dégueulasse”. Ce qui assombrit considérablement l’expérience qu’on en fait. 

 

Dans notre cas, il s’agit de voir que ce qu’on prend comme une expérience globale d’angoisse est en fait une multitude de faits, pensées, sensations séparées. 

 

Ce qu’on appelle “anxiété” ou “angoisse” est en vrai :

  • l’estomac qui se serre
  • le souffle qui raccourcit
  • une pensée sur demain (qui prévoit un échec)
  • une pensée de rejet (le fameux “je ne veux pas me sentir comme ça” qu’on connaît si bien). 

 

Première chose à faire donc, observer les petits morceaux qui constituent l’expérience globale.



Deuxième étape : séparer entre tête et corps.

Cette deuxième étape est très simple, il suffit de compartimenter l’expérience d’angoisse en deux catégories. 

 

Par exemple : 

  • l’estomac qui se serre (symptôme physique)
  • le souffle qui devient court (symptôme physique)
  • ”et si je faisais une mauvaise prestation demain” (pensée)
  • ”je ne veux pas me sentir comme ça” (pensée)

 

Troisième étape : voir que la tête et le corps ne font que leur job. 

L’être humain n’est pas sorti d’un oeuf, il s’est adapté pendant des millions et des millions d’années pour mieux survivre. Autrement dit, les attributs physiques et psychiques que nous avons ont été développés pour nous protéger, pas pour nous pourrir la vie. 

 

Concrètement : quand le corps a des symptômes d’angoisse (gorge nouée, estomac serré, souffle court, transpiration, sensation de fébrilité), il est dans son rôle. Ce n’est absolument pas dangereux. Juste, désagréable, parce qu’on n’a pas de danger réel devant nous. Il n’y a pas de mammouth. Mais c’est son job de se préparer à courir ou à combattre.

Quand la tête nous envoie 1000 pensées anxieuses et essaie d’imaginer tout ce qui pourrait aller mal, elle est dans son rôle. C’est son job de prévoir les dangers. 

 

Une fois qu’on voit que la tête et le corps ne font que leur job, chacun de leur côté, tout devient plus facile. L’expérience “angoisse” nous inquiète beaucoup moins. C’est un peu comme être prévenu à l’avance qu’on va nous faire peur, et d’avoir aperçu la fabrication du costume du monstre qui va nous sauter dessus aujourd’hui.

 

Et quand l’angoisse se pointe :

  • Remerciez votre corps de fabriquer de l’adrénaline, même si vous savez qu’il n’y en a pas besoin et que dans 10 minutes le système parasympathique aura fait son job, vous vous sentirez calmes à nouveau. 

 

  • Remerciez votre tête de prévoir toutes les catastrophes, même si vous savez qu’aucun de ses scénarios n’est vraisemblable, et que vous serez un peu plus serein quand l’adrénaline aura quitté votre système. 

 

Le corps et l’esprit ont été façonnés pour survivre, pas pour nous satisfaire. Si on comprend ça, qu’on arrive à observer leur mécanismes de survie, à l’un et à l’autre, on casse le cercle vicieux entre les deux. Et l’angoisse perd de sa force.

 

Mais surtout, ne me croyez pas. Allez expérimenter vous-mêmes.

 

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