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L'anxiété, cette sale bête qui nous veut du bien

19/03/2019

L'anxiété, cette sale bête qui nous veut du bien

 

Anxiété, angoisse, crise d’angoisse, même combat. Ces bébêtes ont différentes tailles, mais ont le bon goût de fonctionner de la même manière. J’ai entendu et lu tellement de choses similaires à propos des différentes formes d’angoisses, venant de personnes et de vécus si différents, que j’en suis venu à la conclusion que les remèdes étaient assez universels.

 

Changeons de regard sur l’anxiété et l'angoisse

Rappelons-nous régulièrement une chose : le corps humain est une machine merveilleusement bien fichue. Et si sur des millions d’années, il a développé la capacité d’angoisser, c’est qu’il y a une utilité à cela. Vous avez la respiration saccadée? C’est bien, vous allez pouvoir oxygéner vos muscles et courir plus vite. Vous transpirez? Il vous faudra refroidir le corps. Des picotements dans le bout des doigts, estomac contracté? Irrigation limitée, il faut alimenter les fonctions corporelles qui en ont le plus besoin. L’adrénaline? ça accélère le rythme cardiaque. Etc etc. La peur est utile…quand vous chassez le mammouth. C’est juste que là, ce formidable mécanisme de survie est déréglé, et il vous pourrit la vie.

 


 

La solutions à cela? La première des choses, quand on sent l’angoisse monter, c’est de regarder autour de soi et constater qu’il n’y a pas de mammouth! Mais nous reviendrons sur les solutions.

 


 

Observons le lien entre le corps et l’esprit. L’un a une influence sur l’autre. Quand on a une respiration saccadée, le cerveau l’interprète comme une situation inquiétante : il va donc se mettre à chercher toutes les raisons du monde pour justifier ce symptôme. Tout y passera, et c’est pourquoi les personnes qui ressentent souvent de l’angoisse ont l’impression d’angoisser pour tout et rien. Mais ça ne fait pas de nous une personne angoissée pour autant : c’est simplement que notre corps et notre esprit s’écoutent et réagissent logiquement. Rappelons-nous une chose : si on angoisse, c’est que la machine marche bien! C’est presque rassurant en fait.

 


 

Je vais en rajouter une couche, parce que je sais combien j’ai mis du temps à intégrer cette idée. L’angoisse est utile. C’est pas drôle, c’est douloureux, on a envie de s’en défaire à tout prix, mais on se trompe quand on veut se battre contre. Heureusement qu’elle est là, l’angoisse.

 


 

Encore une métaphore à deux francs six sous : quand vous mettez votre doigt sur la plaque de cuisson, et que ça commence à vous brûler, vous ne vous mettez pas à paniquer, que je sache? Vous ne vous demandez pas pourquoi ça fait mal, vous ne vous plaignez pas du fait que ce soit comme ça et pas autrement? Vous enlevez le doigt, c’est tout. Et vous savez qu’heureusement vos nerfs vous envoient un signal de douleur, ça permet de ne pas se carboniser définitivement le doigt. L’angoisse, c’est pareil. Quelque part, dans votre vie, vous avez mis le doigt sur une plaque chaude, il faut l’enlever.

 


 

Maintenant que nous commençons à entrevoir que l’angoisse a son utilité, essayons de la voir comme un messager, qui aurait une très sale gueule. Il fait très peur, vous donne envie de courir nous cacher, mais ça n’est qu’un messager. Peut-être y a-t-il une échéance qui approche et vous n’êtes pas prêt? Peut-être avez-vous une colère qui ne s’exprime pas? Peut-être ne faites-vous pas le deuil d’une relation? Ou alors êtes-vous tout simplement très fatigué? Il y a mille et un message que l’angoisse peut apporter. Il faut apprendre à s’écouter.

 


 

Vous pouvez aussi voir l’angoisse comme vieille camarade, un peu laide, qui sent pas bon, quand elle parle c’est pour dire des choses désagréables. Mais elle connait tout, sait tout, elle est lucide et a toujours une analyse pertinente. Vous allez vous priver de ses lumières parce qu’elle n’est pas agréable à regarder?

 


 

L’angoisse, un messager. Elle me plait cette idée. La première erreur, c’est de vouloir dépouiller ledit messager de son rôle. Concrètement, ça prend la forme suivante : quand l’angoisse se pointe, on a une attitude de rejet. Le discours intérieur est le suivant : « Ah non. Je ne veux pas. Pas d’angoisse. Pourquoi je ne me sens pas mieux? J’aimerais aller bien. Et puis pas maintenant, j’ai plein de choses à faire que je ne ferai pas bien si je suis angoissé. » Etc. C’est un discours de rejet, mais aussi, il faut se l’avouer (j’ai mis du temps), de victime. Une partie de la solution va évidemment être de changer ce discours. Mais nous y reviendrons.

 


 

La deuxième erreur, c’est de donner à ce messager qu’est l’angoisse un rôle qui n’est pas le sien. Comme, par exemple, celui de chef. Quand on commence à laisser l’angoisse prendre des décisions, les problèmes commencent. Par exemple : je suis trop angoissé pour sortir, alors je ne sors pas. Eviter des choses (sortir, appeler quelqu’un, s’occuper de X chose) par simple peur de ressentir de l’angoisse, c’est une des graves conneries à ne pas faire. Mais ça aussi nous y reviendrons.

 


 

Chacun à sa place et les moutons serons bien gardés. L’angoisse joue son rôle, il faut lui faire un place et l’écouter (et elle deviendra tout à fait supportable), mais certainement pas lui donner les rênes. Je crois que dans la vie, il n’y a pas de mauvais. Il n’y a que du bon qui n’est pas à sa place.

 

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